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Le partage de la conception au sein d'un couple lesbien (via la fecondation in vitro avec donneur anonyme et transfert d'ovocyte entre les partenaires du couple), aussi appelée FIV-DO (fécondation in vitro avec don d'ovocytes), est une technique utilisée habituellement pour les femmes ayant des problèmes de fertilité et ne pouvant fournir leurs propres ovules, mais elle est également ouverte aux couples de femmes dans plusieurs cpma belges.
Dans un premier temps, les cycles des deux femmes sont synchronisés par la prise de la pilule contraceptive.
Après arrêt de celle-ci, en début de cycle, la donneuse subit la stimulation hormonale habituelle d’une FIV, ses ovocytes sont récoltés par ponction puis mis en contact en laboratoire avec le sperme d'un donneur connu ou anonyme. La ponction est réalisée par les voies naturelles sous anesthésie locale ou générale selon les cliniques et nécessite une hospitalisation de jour.
En parallèle, la receveuse prend un traitement plus léger composé d’œstrogènes et de progestérone, ceci afin d’obtenir un cycle artificiel totalement maîtrisé par l’équipe médicale.
Quelques jours après la ponction (habituellement 3 jours), le ou les embryons fécondés sont transférés dans l’utérus de la receveuse (2 maximum pour les femmes de moins de 36 ans), cet acte se déroule de la même façon qu’une insémination artificielle (pose d’un speculum et injection des embryons par sonde).
Les possibles embryons surnuméraires sont congelés en vue d’un transfert futur si nécessaire. Dans ce cas, la receveuse reprend le même traitement hormonal et les embryons décongelés sont transférés comme précédemment en milieu de cycle.
Selon la loi belge, la femme qui accouche est considérée comme le parent légal, celle qui a donné ses gènes doit donc adopter l'enfant comme tout autre parent homosexuel non reconnu à la naissance (adoption intra-familiale).
Les mutuelles belges remboursent 6 cycles de stimulation, que ce soit pour des couple hétérosexuels ou pour des couples lesbiens.
Cette démarche, malgré (il faut bien le reconnaître) sa lourdeur médicale par rapport à l'IAD, est une possibilité intéressante pour les couples lesbiens voulant partager cette aventure au maximum (l'une donne ses gènes, l'autre porte l'enfant).
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